Création du Concertino pour piano et orchestre symphonique
Créé le 3 mars 2007 par l’Orchestre Philarmonique de Radio-France
sous la direction de Jean Deroyer avec Antoine Hervé au piano à la Salle Olivie Messiaen – (durée env.24 minutes)
dans le cadre de la résidence de trois années au Festival Présences de Radio-France
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“…Antoine Hervé, grand improvisateur, compositeur à mi-chemin entre le jazz et le classique (comme en témoigne un récent album consacré à Mozart), ne laisse aucune place à l’aléatoire dans son Concertino pour piano : tout y est absolument écrit. L’esthétique, loin d’être révolutionnaire, reste inventive et enjouée, d’une énergie communicative. Une pièce rafraîchissante…Maxime Kaprielian-06/03/2007
http://www.meethifi.com/jazz.htm
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Nomentaclure :
1 Flûte en Ut jouant le piccolo
1 Flûte en Ut jouant la flûte en Sol
1 Hautbois
1 Cor Anglais en Fa
1 Clarinette en Si bémol
1 Clarinette basse en Si bémol
2 Bassons
2 Cors en Fa
2 Trompettes en Ut
2 Trombones
1 Tuba
1 jeu de 4 Timbales
1 Percussioniste jouant :
2 Timbalès latines avec cowbell montée au milieu ; 1 cymbale sur pied, 1 paire de bongos sur pied, 1 tom basse, 1 Caisse-Claire, 1 grosse caisse à pédale, 1 woodblock, 1 jeu de 6 temple blocks, 1 triangle, 1 barre de fer suspendue, 1 tambour de basque sur pied, 1 tam profond, 1 tête d’âne, 1 crotale.
1 percussioniste jouant :
1 xylophone, 1 vibraphone (sans vibrato), 1 glockenspiel, 1 paire de maracas, 1 grosse caisse symphonique, 1 fouet, 1 cymbale chinoise, 1 cymbale courte suspendue, 1 rideau de shimes métalliques, 2 gongs (grave & médium).
1 Piano de concert (soliste)
Quintette à cordes
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Texte de présentation d’Antoine Hervé par Xavier Prévost
Assurément le pianiste Antoine Hervé est l’un des grands talents du jazz européen de ces deux dernières décennies: d’abord parce que, non content d’être un pianiste virtuose, il est surtout un musicien au plein sens du terme, prompt à privilégier l’expression, la communication d’émois intenses; ensuite parce que, compositeur autant que soliste, il est avant tout un improvisateur.
Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Antoine Hervé suit les classes d’écriture, et parallèlement étudie le piano avec Pierre Sancan, ainsi que la percussion, avec Francis Brana.
C’est en autodidacte qu’il aborde le jazz : il a 24 ans quand il fait un triomphe au Théâtre du Châtelet avec son “Bob 13″, dans le cadre du Festival de Jazz de Paris, à la même affiche que le quintette des frères Marsalis.
Deux ans plus tard, en 1985, il reçoit le Prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz, puis se voit confier en 1987 la direction de l’Orchestre National de Jazz. Une intense activité musicale s’ensuivra, qui lui donnera pour partenaires Dee Dee Bridgewater, Gil Evans, Quincy Jones, Michel Portal, Didier Lockwood, Peter Erskine, Toots Thielmans, Randy Brecker, Martial Solal….
La musique contemporaine est également son univers, avec de nombreuses oeuvres , parmi lesquelles Transit, pièce commandée, et créée, par l’Ensemble Intercontemporain. Antoine Hervé compose aussi pour le cinéma, et pour la danse (“Tutti”, de Philippe Découflé; il a également collaboré avec Blanca Li, Andy De Groat, Laura Scozzi…).
Régulièrement, le pianiste s’associe à Didier Lockwood pour un duo de jazz et d’improvisation qui emprunte ses thèmes au répertoire de la musique classique.
Lors de la saison écoulée, il a également créé, à la Cité de la Musique de Paris, “Absolute Dream”, qui rassemblait un ensemble de 17 cordes et le quintette de jazz qui l’associe au trompettiste Markus Stockhausen, lequel n’avait pas hésité un seul instant à rejoindre en 1997 Antoine Hervé pour “Mozart, la Nuit”, spectacle qui les associait à 120 choristes, pour une libre relecture du divin Mozart. Cette musique vient d’être éditée sur disque sous le titre “Mozart, la nuit, jazz’n'groove” (Nocturne, avec le concours de MFA -Musique Française d’Aujourd’hui-).
Antoine Hervé appartient à une génération pionnière, celle qui vit surgir, au début des années 80, des jazzmen formés dans le sérail de la musique classique, non seulement comme instrumentistes (des précédents fameux existaient depuis Michel Portal), mais comme compositeurs rompus à l’écriture.
La manière dont Antoine Hervé combine des éléments de langages issus de toutes les traditions musicales, présentes ou passées, tient du prodige. Il n’est pas rare de l’entendre, en introduction d’un solo de piano, user de modes de jeu comme en produisit la musique du XXème siècle, avec le piano préparé, autour de John Cage et de quelques autres. Mais les techniques invoquées dépassent largement la volonté de transgresser l’orthodoxie instrumentale : usant du cadre du piano comme un instrument de percussion, maîtrisant les émissions d’harmoniques, pinçant, percutant ou étouffant les cordes, Antoine Hervé déploie tout un vocabulaire, dans le flux de l’improvisation, jusqu’à produire des sonorités inouïes.
Posted: janvier 19th, 2009
at 2:27 by Antoine Hervé
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